Archive pour la catégorie 'participation civique'

LOUISE ROY NOMMÉE PARMI LES 100 FEMMES D’INFLUENCE AU CANADA

Lundi 30 novembre 2009

Montréal, le 30 novembre 2009Louise Roy, présidente du Conseil des arts de Montréal 

et chancelière de l’Université de Montréal, a été choisie parmi les 100 femmes les plus

influentes au Canada par le Women’s Executive Network et le quotidien Globe and 

Mail. Madame Roy a été choisie dans la catégorie des « pionnières et innovatrices » par

un comité composé de leaders du monde des affaires et d’organisations à but non

lucratif.

 

Le vice-président du Conseil des arts de Montréal, Dany Laferrière, a déclaré : « Louise

Roy est une femme exceptionnelle. Cette reconnaissance remarquable qui s’ajoute à

celle de l’Ordre national du Québec reçue au printemps dernier,  est un hommage

mérité car son parcours professionnel est exceptionnel à plus d’un égard. Par son

intensité, son professionnalisme et son humanité, Louise Roy fait sa marque là où elle a

choisi de s’investir, que ce soit à la STCUM, où on se souvient encore aujourd’hui de son

passage, à Air France ou actuellement à l’Université de Montréal ou au Conseil des arts

de Montréal. Non seulement contribue-t-elle à améliorer la gouvernance des

organisations pour lesquelles elle œuvre, mais elle arrive à faire progresser les mentalités

vers une meilleure acceptation du changement et de la différence. Son implication

présente et active dans les trois milieux fondamentaux de l’économie du savoir,

l’éducation, la culture et les affaires, illustre probablement le mieux les raisons pour

lesquelles elle se retrouve dans cette prestigieuse liste du Globe. »

 Le recteur de l’Université de Montréal, Luc Vinet, a ajouté : « Le parcours de Louise Roy

est exemplaire à bien des égards et représente un modèle pour les jeunes femmes qui

souhaitent elles aussi poursuivre une carrière jusqu’aux plus hautes fonctions. Elle a mis

au service de la société son talent et ses valeurs humaines et elle a ouvert la voie avec

tout le dynamisme et la rigueur qui la caractérisent. Au sein de notre université, elle a

été la première femme à occuper le poste de chancelier. La contribution de Louise

Roy aux organisations du domaine de l’éducation, de l’économie et des arts est

immense et il est heureux que la société canadienne le souligne aujourd’hui. Je joins

ma voix à celle de l’écrivain Dany Laferrière, vice-président du Conseil des arts de

Montréal, pour féliciter Louise Roy de cet honneur qui lui est rendu. »

 

Liens : www.wxnetwork.com/top100_indexFrench.aspx et www.theglobeandmail.com

 

- 30 -

 

Renseignements : Christian O’Leary,

 Directeur des communications et du développement

 (514) 280-3991, coleary.p@ville.montreal.qc.ca

LA DIVERSITÉ, L’ATOUT MAJEUR DE MONTRÉAL

Mercredi 9 septembre 2009

Plus que tout autre niveau de partage et de gestion, comme d’administration et de vie civique et politique, le municipal est celui qui est le premier lieu d’interaction et de dialogue entre citoyens et celles et ceux qui les représentent, les élus. 

 

Il devrait y avoir une manière directe pour nous citoyens et citoyennes de nous identifier à notre gouvernance de proximité, à l’administration de première ligne et de services tels que l’habitation, le transport, la sécurité, les bibliothèques, la culture accessible, la gestion des ordures et celle de l’environnement en général (parcs, nature en ville, aménagement, urbanisme, terrains industriels, zones résidentielles).

 

Un sentiment d’appartenance actif et fécond, dirions-nous, c’est essentiel dans les rapports qui se créent et se développent entre les personnes des divers milieux de vie et celles et ceux qu’ils élisent tous les quatre ans.  Ce sentiment est la première pierre de l’édifice de la citoyenneté effective indispensable à toute démocratie saine.  Pour exister, il est nécessaire que les élus soient au moins, comme la fonction publique municipale, représentatifs de la population qu’ils servent.  Nous avons coutume de dire que

la Ville, comprise comme administration et corps politique est, dans son essence, une entreprise au service des citoyens et des citoyennes.

 

Comme il est important que nos services comme municipalité soient toujours plus accessibles et qu’ils soient livrés avec souci d’équité, ce deux objectifs sont les plus difficiles à atteindre.  Comment alors comprendre que le troisième pilier de la vie municipale, la diversité, soit celui qui fasse le plus problème?  Pourtant des trois piliers, la diversité est celui qui existe en abondance.  Comme ville cosmopolite depuis des années, Montréal a parmi ses atouts principaux, la diversité.  Il est dans les normes de base que, tant au Conseil municipal qu’au sein de l’administration, il y ait une représentativité de fait, réelle et objective.

 

Nous souhaitons que l’exercice de civisme que sont les élections, permette vraiment une meilleure représentativité au sein du futur Conseil de ville.  Cette situation, si elle se concrétise, sera en mesure de donner le ton à une représentativité plus effective dans la composition du corps administratif car il existe désormais depuis les années 80 un bassin important de compétence de Montréalais, de Québécois de toutes origines, dans presque tous les secteurs d’emploi.  Vivement que nous puissions mettre au service de toutes et tous les citoyens ces compétences qui sont à notre portée et qui feront la différence pour que Montréal puisse, enfin, profiter de son immense potentiel humain de qualité exceptionnel.

 

Yves ALAVO

MONTRÉAL VIRTUEL ET PLUS QUE RÉEL. MOHAMMED AZIZ

Lundi 17 août 2009

DÉCOUVREZ

 http://www.mohammedaziz.com/

 Le photographe de l’imaginaire et virtuose de la virtualité.  Un artiste au talent sublime qui a la folie de sa ville, Montréal.  Jamais Montréal n’a été aussi bien célébré.  Découvrez, visitez et vivez la ville en couleurs et en action.  Partout, ici pour les amoureux de Montréal, les passionnés de Montréal, les vrais acteurs de la ville.  Ailleurs au monde, les esprits créatifs et toute la dynamique globale du développement urbain total, les artistes du réel et de l’imaginaire, les spécialistes du développement durable, les philosophes d’un art nouveau et immédiat, conjuguent leur vision que Mohammed Aziz a mis en forme :

MOHAMMED AZIZ :

  Mohammed AZIZ

 

D’où je viens? Où je vais? Le voyage importe peu, pourvu que l’horizon soit vaste…

Natif de la ville d’Annaba en Algérie,  Mohammed AZIZ, diplômé de l’École nationale des Beaux-arts et des Arts appliqués à l’industrie à Bourges (France) se spécialise en publicité et exerce comme graphiste dans un studio de publicité à Paris.

Il rentre en Algérie où il est nommé chef de division publicitaire au Ministère de

la Jeunesse et des Sports.   Il s’occupe notamment de la conception du sigle, des couleurs officielles, des pictogrammes, des affiches,  des timbres-poste, des brochures, des prospectus des IIIème Jeux Africains d’Alger.  Il a supervisé durant quatre ans les travaux d’imprimerie à Alger et à Genova (Italie) dans le cadre des VIIème Jeux Méditerranéens d’Alger, des Ier Jeux Sportifs Nationaux, des IIIème Championnats Africains de hand-ball d’Alger et ainsi que des IIIème Jeux Africains d’Alger.

Son talent fut honoré par le Comité International Olympique (CIO) et le gouvernement algérien pour la création des pictogrammes des IIIème Jeux Africains, pour lesquels il s’était inspiré du le patrimoine algérien des fresques du Tassili-n-Ajjer (Peintures rupestres du Sahara algérien). 

Mohammed AZIZ, toujours en quête de nouveaux défis, complète un certificat en photographie à Liège en Belgique, s’installe à Montréal et y exerce en conception graphique, réalisation de maquettes et montages de manuels puis lance sa propre compagnie BAT Design.

Depuis, il se spécialise en traitement de l’image.  Il collabore entre autres avec des magazines prestigieux  tels Décormag, Santé, Le Bel Âge et Son Hi-Fi Vidéo.

Passionné de nouvelles technologies, il adopte la photo numérique.  Aujourd’hui riche de son expérience sur les continents africain, européen et nord américain, il partage son temps entre la création graphique, la peinture et les prises de vues où il se spécialise

en montages QuickTime Virtual Reality sphériques.

 

 

  Contact : Par courriel : aziz@montrealenimages.com

 • par téléphone : 514 572-7193

© 2009 Montréal en images  

 

               

D’où je viens? Où je vais? Le voyage importe peu, pourvu que l’horizon soit  vaste…Natif de la ville d’Annaba en Algérie,
Mohammed AZIZ, diplômé de l’École nationale des Beaux-arts et des Arts appliqués à l’industrie à Bourges (France)
se spécialise en publicité et exerce comme graphiste dans un studio de publicité à Paris.
Il rentre en Algérie où il est nommé chef de division publicitaire au Ministère de la Jeunesse et des Sports.
Il s’occupe notamment de la conception du sigle, des couleurs officielles, des pictogrammes, des affiches,
des timbres-poste, des brochures, des prospectus des IIIèmes Jeux Africains d’Alger.
Il a supervisé durant quatre ans les travaux d’imprimerie à Alger et à Genova (Italie) dans le cadre
des VIIèmes Jeux Méditerranéens d’Alger, des Iers Jeux Sportifs Nationaux,
des IIIèmes Championnats Africains de hand-ball d’Alger et ainsi que des IIIèmes Jeux Africains d’Alger.
Son talent fut honoré par le Comité International Olympique (CIO) et le gouvernement algérien pour la création
des pictogrammes des IIIèmes Jeux Africains, pour lesquels il s’était inspiré dans le patrimoine algérien
des fresques du Tassili-n-Ajjer (Peintures rupestres du Sahara algérien).
Mohammed AZIZ, toujours en quête de nouveaux défis, complète un certificat en photographie à Liège en Belgique, s’installe à Montréal et y exerce en conception graphique, réalisation de maquettes et montages de manuels
puis lance sa propre compagnie BAT Design.
Depuis, il se spécialise en traitement de l’image. Il collabore entre autres avec des magazines prestigieux
tel Décormag, Santé, Le Bel Âge et Son Hi-Fi Vidéo.
Passionné de nouvelles technologies, il adopte la photo numérique.
Aujourd’hui riche de son expérience sur les continents africain, européen et nord américain,
il partage son temps entre la création graphique, la peinture et les prises de vues où il se spécialise
en montages QuickTime Virtual Reality sphériques.
 

© Copyright Mohammed Aziz - Tous droits réservés

de nouvelles visites virtuelles sur
www.montrealenimages.com

http://www.montrealenimages.com/05_Montreal/Virtuelles_05/Virtuelles_05.html

UN MILLIARD D’ARBRES POUR SAUVER LA PLANÈTE

Lundi 17 août 2009
Le Directeur exécutif du Programme des Nations Unies pour l’environnement Appel à l’action

Il ne nous reste que peu de temps pour prévenir les changements climatiques et les dommages et maux économiques qu’ils provoqueront. Nous avons à notre portée tout le savoir-faire économique, intellectuel et technologique nécessaire pour contrer cette catastrophe et éviter les conséquences nocives et les perturbations qui découleront de l’inaction. Les solutions sont nombreuses et, comme l’affirment de nombreux économistes, moins onéreuses que le laisser-faire. Elles couvrent l’adoption de mesures d’économie d’énergie, l’exploitation de sources d’énergie propre et renouvelable, la mise en place de systèmes de transports plus efficaces ainsi qu’une gestion et une planification améliorées de nos économies. Nous le savons pertinemment : les moyens employés pour exploiter les ressources naturelles contribuent largement au problème des changements climatiques. Et c’est à cet égard que la gestion et l’exploitation viable de nos forêts revêt une importance incontestable.Sur le plan historique, les forêts ont trop souvent été perçues comme une source abondante du bois nécessaire à la construction, immobilière et navale par exemple, ou comme combustible. Mais aujourd’hui, nous réalisons de plus en plus l’importance générale de ces écosystèmes. Des études comme l’Évaluation des écosystèmes pour le Millénaire démontrent que les biens et services que fournissent les forêts rapportent plusieurs milliards, voir même plusieurs milliards de milliards de dollars, à l’économie mondiale. Parmi eux figurent les biens et services liés aux réserves d’eau, la stabilisation des sols et la purification de l’air que nous respirons, ainsi que ceux associés à la préservation de la diversité biologique, au tourisme, et à l’approvisionnement de ressources génétiques et de médicaments naturels. Les forêts constituent également des « puits de carbone» naturels de grande importance économique, séquestrant le dioxyde de carbone émis dans l’atmosphère dans leurs troncs et branches.Tous les bienfaits des forêts ne peuvent être chiffrés en terme économiques. Prenez, par exemple, la beauté et la valeur spirituelle de l’arbre vénérable du village, le sous-bois, fertile et prisé par la communauté, ou encore la vaste forêt tropicale et mystique. De part le monde, la couverture forestière a diminué d’un tiers. Le moment est donc venu d’inverser cette tendance et d’agir.La gestion viable des forêts anciennes et la lutte contre la déforestation doivent devenir notre mot d’ordre. Les forêts anciennes et vierges sont l’équivalent, dans le monde naturel, des chefs-d’œuvre, des grands monuments et des sculptures offertes à l’humanité. Il en va également de notre intérêt de restaurer, de reboiser et de reconstituer les écosystèmes disparus ou dégradés des forêts et des bois, qui ont trop souvent succombés à des intérêts économiques étroits et de court terme. Le Protocole de Kyoto et ses mécanismes flexibles, tels que le Mécanisme de développement propre, offrent des moyens formels et juridiquement contraignants de réaliser certains des objectifs plus larges liés à la forêt et au climat. Le PNUE les soutient dans leur totalité. Mais les initiatives volontaires permettent également d’adresser nos préoccupations environnementales, économiques et sociales, et permettent de combattre les effets des changements climatiques. Les expressions volontaires de solidarité se rallieront à

la Campagne pour un milliard d’arbres. Cette initiative est ouverte à toutes les sphères de la société : des gouvernements aux sociétés privées, des associations communautaires aux simples citoyens. 

La Campagne pour un milliard d’arbres sèmera les premières graines de détermination à nous mobiliser autour de la question de l’environnement de façon pragmatique aussi bien dans les pays industrialisés que dans les pays en voie de développement.
Le temps presse et il faut à tout prix limiter les conséquences du réchauffement planétaire. Un adage chinois renforce ce point. « Si vous planifiez pour un an, plantez une graine. Pour dix ans, plantez un arbre. ». L’auteur a disparu il y a 2.500 ans, mais la sagesse de ses écrits a une résonnance actuelle face aux défis de notre temps. Les changements climatiques sont une menace palpable. Le débat sur leurs conséquences dans un avenir abstrait et hypothétique est clos. C’est le moment d’agir : plantons des arbres et entreprenons d’autres activités pour restaurer notre environnement. Nous démontrerons ainsi aux instances politiques dans le monde entier que l’inaction n’est plus de mise, et que grâce aux actions autour de

la Campagne pour un milliard d’arbres, il est possible de contrer les effets nocifs des émissions de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Planter un arbre dans un jardin, dans un parc, à la campagne, en forêt, est un acte simple à la portée de tout un chacun. Mais cette action répétée un milliard de fois laissera une empreinte indélébile.
Achim Steiner
Directeur exécutif
Programme des Nations Unies pour l’environnement

 

BIODIVERSITY ?

Vendredi 14 août 2009

Biodiversity is an all encompassing term to describe the variety of all life and natural processes on Earth.

The Convention on Biological Diversity defines biodiversity as “the variability among living organisms from all sources […] this includes diversity within species, between species and of ecosystems” (Article 2, CBD).

Why is biodiversity so important?

Have you ever considered that the glass of clear, cold, clean water drawn from your faucet may have been purified for you by a wetland or perhaps the root system of an entire forest? Too often people take the availability of products and goods for granted. If we follow the chain of production for many products back to the source, more often than not we arrive back at biodiversity.Continued loss of biodiversity will result in a rapid decline of the Earth’s natural wealth and a dramatic reduction of future ecosystem services. Agricultural production will dramatically decrease if bacteria and fungi, which make soil fertile and breakdown wastes disappear. The same will happen if insects, bats and birds – which ensure flower pollination – reduce in numbers. With 42% of anti-cancer drugs coming from natural sources, biodiversity loss will force us to face unprecedented challenges. We are losing both the beauty and richness of our natural environment as well as destabilising the very ecological processes on which we depend. There can be no life on Earth without biodiversity.To fight the continuous loss of biodiversity which is threatening the survival of the world as a whole, in 2002 world leaders committed to reduce this loss by 2010, following the pledge EU countries had already made in 2001. Find out more on the 2010 Biodiversity Target.

Facts and Figures

  • The abundance of species has declined by 40% between 1970 and 2000. Species present in rivers, lakes and marshlands have declined by 50%.
  • Declines are alarming in amphibians, mammals, birds in agricultural lands, corals and commonly harvested fish species.
  • In the North Atlantic, fish have declined by 66% in the last 50 years.
  • Since 2000, 6 million hectares of primary forest have been lost each year.
  • In the Caribbean region, hard coral cover has declined from 50% to 10% in the last three decades.
  • 35% of mangroves have been lost in just 20 years.
  • The value of global ecosystem services is estimated at $16-$64 trillion.

What are the threats to biodiversity?

  • 99% of threatened species are at risk from human activities.
  • Habitat loss and degradation are the leading threats. They affect 86% of all threatened birds, 86% of the threatened mammals assessed and 88% of the threatened amphibians.
  • Introductions of alien species. Some of the worst include cats and rats, green crabs, zebra mussels, the African tulip tree and the brown tree snake. Introductions of alien species can happen deliberately or unintentionally, for example, by organisms “hitch-hiking” in containers, ships, cars or soil.
  • Over-exploitation. Resource extraction, hunting, and fishing for food, pets, and medicine threatens many species.
  • Pollution and diseases.
  • Human-induced climate change is increasingly recognized as a crucial threat. Climate change is altering migratory species patterns, causing coral bleaching, etc.

Other important findings

These statistics from the IUCN Red List 2009 indicate that a minimum of 16,928 species are threatened with extinction: 21% of mammals, 12% of birds, 31% of reptiles, 30% of amphibians and 37% of fish globally are threatened.The European Red List, published by IUCN and the European Commission, reveals that 23% of amphibians and 19% of reptiles (2009), 15% of mammals (2007) and 13% of birds (2004) in

Europe are threatened with extinction.

The latest assessment (2009) by the European Environment Agency led initiative Streamlining of European Biodiversity Indicators (SEBI 2010) warns that the number of invasive species in Europe continues to increase rapidly, with more and and more negative economic and ecological consequences. At European level, the Mid-Term Assessment of Implementing the EU Biodiversity Action Plan (BAP), published in December 2008, shows that 50% of species, over 40% of European bird species and up to 80% of habitat types have an unfavorable conservation status. The first findings of the Economics of Ecosystems and Biodiversity study (TEEB) released in 2008 concluded that, in a “business as usual” scenario, the current decline in biodiversity and related loss of ecosystem services will continue and even accelerate. The annual welfare loss generated by the loss of ecosystem services by 2050 has been estimated at 6% of global GDP.As noted by the Millennium Ecosystem Assessment (MA) released in March 2005, human activities have taken the planet to the edge of a massive wave of species extinctions, further threatening our own well-being. For instance, current rates of loss are estimated at 100 to 1,000 times natural background levels. The global situation is alarming as pressures on biodiversity have intensified. Increasing demand for agricultural land, food and energy crops places even greater pressures on natural systems.At international level, the second Global Biodiversity Outlook (GBO2), launched in March 2006 in

Brazil, assessed the current status and trends of biodiversity and the key drivers of biodiversity loss by putting a special emphasis on how ecosystem services contribute to human well-being, raising the fact that humanity’s future depends on healthy ecosystems. Le Site :  http://www.countdown2010.net/biodiversity

Key documents

Biodiversity Communication. In: European Commission (2006). Halting the loss of biodiversity by 2010 – and beyond. COM 216. Available from eur-lex.europa.eu

Ecological Footprint. In: WWF International (2005). Europe 2005: The Ecological Footprint. Available from www.footprintnetwork.org

Global Biodiversity Outlook. In: Convention on Biological Diversity (2006). Global Biodiversity Outlook 2. Available from www.biodiv.org/gbo2

Kiev Resolution. In: UN Economic Commission for

Europe Committee on Environmental Policy (2003). Declaration by the Environment Ministers at the Fifth Ministerial Conference “Environment for Europe”,

Kiev, Ukraine, 21-23 May 2003. ECE/CEP/94/Rev.1. Available from www.unece.org/env/proceedings

Living Planet Index. In: WWF (2004). Living Planet Report. Available from www.panda.org/news_facts/publications/general/livingplanet/index.cfm

LA BIODIVERSITÉ EST VRAIMENT MENACÉE

Mardi 11 août 2009

 

La biodiversité est plus que menacée, elle est en voie de régression rapide. L’intervention des humains et de leurs moyens de production ainsi que de leurs réseaux de transport dans une grande partie des territoires facilement accessibles a bouleversé les équilibres écologiques existants. Les fluctuations climatiques naturelles ont toujours eu un impact sur la répartition des espèces, mais depuis l’ère industrielle les amplitudes de ces modifications et surtout leur rapidité, alors que la pollution et la fragmentation des écosystèmes augmentaient également rapidement a conduit à une situation sans équivalent dans le passé. 

Ces dernières décennies, une érosion de la biodiversité a été observée presque partout, et plus de la moitié de la surface habitable de la planète a été modifiée de façon significative par l’espèce humaine. S’il y a désaccord sur les chiffres et les délais, la plupart des scientifiques pensent que le taux actuel d’extinction est plus élevé et rapide qu’il ne l’a jamais été dans les temps passés. La majorité des experts en écologie estiment même qu’une extinction massive est déjà en cours. Plusieurs études montrent qu’environ une espèce sur huit des plantes connues est menacée d’extinction. Chaque année, entre 17 000 et 100 000 espèces disparaissent de notre planète, et un cinquième de toutes les espèces vivantes pourrait disparaître en 2030. Il y a consensus sur le fait que l’homme en soit la cause, en particulier par la fragmentation des habitats et/ou la destruction des écosystèmes abritant ces espèces. Sans négliger l’évolution même des espèces ni leur mise en place au cours du temps dans des espaces donnés, on ne peut que constater en termes de bilan que les pertes quantitatives et surtout qualitatives sont énormes, et qu’à l’échelle planétaire ces dernières s’effectuent de manière régulière et pernicieuse. 

Mers et océans : une étude statistique publiée en 2006 s’appuyant sur l’analyse durant quatre ans de données couvrant une période de mille ans, pour 48 zones de pêche dans le monde montre que les espèces actuellement pêchées (poissons et crustacés) pourraient quasiment toutes disparaître en 2048 sans mesure supplémentaire de préservation. En 2006, 29% des espèces pêchées sont déjà sur le point de disparaître, imposant un appel plus important aux piscicultures dont certaines dégradent l’environnement. La perte importante de biodiversité marine fragilise les écosystèmes marins et par voie de conséquence le climat et ceux de la planète entière, car les mers et océans sont essentiels aux cycles biogéochimiques, dont celui de l’oxygène. 

Certains estiment que la conversion d’écosystèmes anciens (ou de substitution, tels que prairies, bocage…) en écosystèmes standardisés (e.g. par exemple, déforestation suivie de monoculture intensive) a des effets encore plus négatifs sur la biodiversité que la surexploitation d’espèces ou la dégradation d’écosystèmes primaires.  

D’autres pensent que c’est l’absence de droits de propriété ou de règles d’accès aux ressources qui ont conduit à l’exploitation anarchique des ressources naturelles.Parmi ces détracteurs, quelques-uns affirment que des extrapolations abusives sont faites et que le rythme actuel de disparition des espèces ou de destruction des forêts tropicales, des récifs coralliens ou des mangroves (trois sortes d’habitat riche en biodiversité) n’est pas suffisant pour parler d’extinction de masse. Ainsi, la majorité des extinctions ou les extinctions les plus importantes ont été observées sur des îles. 

Néanmoins, outre que les théories de l’écologie du paysage prédisent que c’est effectivement d’abord sur les îles que les espèces doivent disparaître, c’est justement un phénomène d’insularisation éco paysagère que les scientifiques observent sur les continents. De plus, les inventaires montrent pour une grande quantité d’espèces, que si celles-ci n’ont pas tout à fait disparu, elles ont souvent, en quelques décennies, vu fondre ou disparaître leurs populations de l’essentiel de leur ancienne aire de répartition, ce qui a nécessairement réduit leurs diversités génétiques. Enfin, l’accélération de la quasi-disparition de ressources halieutiques autrefois communes est flagrante, avec par exemple la quasi-disparition de plus de 200 espèces de poissons dans le lac Victoria (à comparer à 129 espèces d’eau douce seulement pour toute l’Europe), suite à l’introduction de la perche du Nil en 1954) laisse craindre la possibilité, dans un temps bref, d’une extinction de masse d’origine humaine. Le film documentaire Le Cauchemar de Darwin (2005) illustre également cet aspect. 

Outre la surpêche et la surexploitation des forêts, la déforestation et la destruction des forêts anciennes par la sylviculture, des phénomènes sociaux aussi divers la collection (d’animaux, de plantes, d’invertébrés, de coquilles, etc. ou l’élevage domestique d’espèces rares prélevées dans la nature, ou l’intérêt pour l’or (cf orpaillage destructeur en Amazonie par exemple), ou l’intérêt pour des sous-produits animaux rares (caviar, fourrure)[24], voire l’impact de certaines médecines traditionnelles prélevant leurs ressources dans la nature non-cultivée), du tourisme de nature ou encore de la pêche ou de la chasse de loisir… aggravent la situation. 

Enfin, la vitesse et le taux de régression des espèces nocturnes sont mal suivis et peu étudiés, mais le phénomène dit de pollution lumineuse pourrait avoir été sous-estimé dans ses impacts en termes de fragmentation écologique de l’Environnement nocturne; or il est en progression constante et rapide depuis les années 1950. Les 4 derniers rhinocéros blancs de Sumatra ne sont pas menacés par la pollution, mais par la valeur que certains accordent à leurs cornes devenues rarissimes, ce qui montre que donner une valeur commerciale à une espèce ou un animal, ne suffit pas à le protéger. 

 

 Actions de gestion, restauration et protection de la biodiversité   

La biodiversité est devenue un motif de préoccupation mondiale. Tout le monde n’est pas d’accord sur le fait qu’une extinction massive est ou non en cours, mais la plupart des observateurs admettent la disparition accélérée de nombreuses espèces, et considèrent essentiel que cette diversité soit préservée, selon le principe de précaution. 

La présence de l’homme, mais surtout l’intensivité de ses actions perturbent les équilibres écologiques avec, notamment dans les plaines, une destruction et fragmentation croissante des habitats, devenus deux des principaux facteurs de la perte d’un haut niveau de richesse biologique, l’autre étant les invasions biologiques. Une grande partie des activités humaines semblent compatibles avec le maintien d’une biodiversité importante à condition que certaines règles de gestion et d’aménagement soient respectées. Certaines demandent de profonds changements, sociaux, politiques et économiques.Deux types d’options de conservation de la biodiversité émergent : la conservation in situ (dans le milieu naturel), et ex situ (hors du milieu naturel). La conservation in situ est souvent vue comme la stratégie idéale, mais est rarement possible. De nombreux cas de destruction d’habitats d’espèces rares ou d’espèces en voie de disparition requièrent la mise en place de stratégies de conservation ex situ. Certains estiment que les deux types de conservation sont complémentaires. 

Un exemple de conservation in situ est la mise en place de zones de protection. La conservation de gènes dans des banques de semence est un exemple de conservation ex situ, laquelle permet la sauvegarde d’un grand nombre d’espèces avec un minimum d’érosion génétique. 

De manière générale, la préservation de la biodiversité implique la préservation des grands équilibres écologiques, à quelque échelle que ce soit : habitat, forêt, région, monde… Équilibres qui, s’ils sont rompus, entraînent de graves dysfonctionnements biologiques aux conséquences souvent désastreuses, parfois imprévisibles, sur les sociétés humaines en général et leur fondement économique en particulier. 

 Dans le monde 

L’évolution de la biodiversité était l’un des sujets les plus discutés lors du Sommet pour le développement durable, à Rio de Janeiro, dans l’espoir de la mise en place d’un fond de conservation global pour le maintien des espèces et des collections (conservatoires, banques de graines, etc.). C’est également lors de ce sommet que le 22 mai a été déclaré Journée internationale de la biodiversité.

La Convention sur la diversité biologique votée à Rio, avant d’être ratifiée par ses Parties-membres, engage les états signataires et l’Union Européenne à prendre des mesures de conservation et d’utilisation durable de la biodiversité ainsi qu’au partage équitable des bénéfices découlant de l’utilisation des ressources génétiques. Le partage des avantages découlant de l’exploitation des ressources génétiques est régit par des contrats privés. Mais il semble, que pour une application efficace de

la Convention sur la diversité biologique, il faut aujourd’hui tenir compte des utilisateurs. La responsabilité de l’utilisateur peut permettre une réactualisation des problématiques ainsi que l’ouverture de nouveaux chantiers d’étude. Cette implication peut s’exercer sur différents domaines tels que: le transfert des technologies, la divulgation de l’origine des ressources génétiques ou l’accès à la justice en cas de différend.
 

La convention de 1972 de l’Unesco sera utilisée pour aboutir sur un accord juste sur le partage des bénéfices résultants. La bioprospection peut devenir ce qui a été appelé biopiraterie quand ces règles ne sont pas respectées. 

La biodiversité urbaine, et celle de la nature banale sont aussi des préoccupations émergentes, avec quelques expérimentations d’intégration dans la gestion urbaine et l’architecture (Construction à biodiversité positive, quinzième cible HQE, etc.). 

Perspectives pour une bonne gouvernance de

la Biodiversité
 

L’ONU a mis en place

la FAO pour répondre aux questions d’agriculture et d’élevage et l’OMS pour les questions de santé, mais il n’y a pas d’Agence mondiale pour

la Biodiversité. Une démarche consultative de 2006 à 2008(IMoSEB qui signifie « International Mechanism Of Scientific Expertise on Biodiversity ») a défini les contours d’un organisme scientifique de type IPCC sur le thème de la biodiversité, en s’appuyant sur une série d’études et de consultations comme les recommandations d’un groupe de travail international (Leipzig workshop) sur les interfaces Science-Décideurs pour une bonne gouvernance de la biodiversité (International Science-Policy Interfaces for Biodiversity Governance). En février 2007 à Paris, le président Jacques Chirac a apporté le soutien de

la France à l’idée de la création d’une Agence mondiale de l’Environnement. A la suite du processus IMoSEB et de

la Stratégie de poursuite de l’Évaluation des écosystèmes pour le millénaire, l’intiative IPBES (Intergovernmental Science Policy Platform on Biodiveristy and Ecosystem Services) a été lancée par l’UNEP pour l’établissement d’un tel mécanisme d’interface sur la biodiversité.
 

Article intéressant publié dans la rubrique de Wikipédia.

DANSE MONTRÉAL

Jeudi 6 août 2009

C’est en ce lieu des Nations Premières 

Oasis dans le Golfe du Saint-Laurent 

Navire amiral et pôle francophone des Amériques 

 

Terre inscrite au registre public 

Réplique du caravansérail ancestral d’origines multiples 

Éclair génial et clin d’œil de l’Histoire 

Alhambra pour toutes les danses du corps 

 

Large métropole arc-boutée sur le mont Royal. 

Ville cordiale aux formes généreuses 

Longiligne et svelte avec un visage d’ange 

L’âme interculturelle en son sein fait jaillir la lumière 

À contre-jour sur l’écran de la création 

 

Musiques diverses sur la piste qui rendent Montréal 

Explosive au cours des rythmes intérieurs. 

Jet de la passion au firmament de la sensualité 

Latine et anglaise aussi,  

 

Montréal aux accents universels 

Maison des affaires et cité des arts 

Vivante sur une colline royale 

Nébuleuse fulgurante aux mille talents : Montréal. 

 

Yves ALAVO 

 

Organisations internationales en environnement à Montréal

Lundi 3 août 2009

Commission de coopération environnementale (CCE)

La Commission de coopération environnementale (CCE) est une organisation internationale créée par le Canada, le Mexique et les États-Unis aux termes de l’Accord nord-américain de coopération dans le domaine de l’environnement (ANACDE).

La CCE a pour mandat de se pencher sur les problèmes environnementaux à l’échelle du continent nord-américain, de contribuer à la prévention des différends commerciaux et environnementaux et de promouvoir l’application efficace des lois de l’environnement. L’ANACDE complète les dispositions environnementales de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

 Secrétariat de

la Convention sur la diversité biologique (SCDB) (en anglais)

Signée par 150 chefs d’État au Sommet de la terre de Rio en 1992,

la Convention sur la diversité biologique vise à promouvoir le développement durable.

La Convention sur la diversité biologique est la première entente qui tient compte de tous les aspects de la diversité biologique : ressources génétiques et ressources des espèces et des écosystèmes.

La Convention reconnaît que la conservation de la diversité biologique préoccupe l’humanité entière et qu’elle fait partie intégrante du processus de développement.
 Fonds multilatéral aux fins d’application du Protocole de Montréal (en anglais)Le Fonds multilatéral pour l’application du Protocole de Montréal verse des fonds visant à aider les pays émergents à respecter leurs obligations d’éliminer progressivement les substances qui appauvrissent la couche d’ozone (SACO), conformément à l’échéancier établi par le Protocole. Les SACO sont utilisées pour la réfrigération, l’extrusion de mousse, le nettoyage industriel, l’extinction des incendies et la fumigation. Le Protocole de Montréal a été adopté en 1987 après que des scientifiques ont démontré que des substances industrielles contribuaient à l’appauvrissement de la couche d’ozone qui protège

la Terre des nocifs rayons ultraviolets.

 Réseau d’expertise e8 pour l’environnement global (e8) (en anglais)Créé dans le prolongement du Sommet de Rio en 1992, le e8 est un organisme international sans but lucratif, composé de neuf compagnies chefs de file en électricité originaires des pays du G8, qui encourage le développement de l’énergie durable au moyen de projets d’électricité et d’activités de développement des ressources humaines dans les pays émergents, à l’échelle planétaire.  Secrétariat international de l’eau (SIE)Le SIE est un réseau international d’organisations impliquées dans le développement communautaire durable et dans la gestion de l’eau. Il a été créé pour actualiser les principes énoncés dans

la Charte de Montréal, elle même adoptée en 1990 lors de la clôture des travaux concernant

la Décennie des Nations Unies sur l’Eau et l’Assainissement.

 Secrétariat international francophone pour l’évaluation environnementale (SIFÉE)Le Secrétariat a pour principale mission de renforcer la compétence des spécialistes et décideurs œuvrant dans les secteurs de l’évaluation environnementale, de la participation publique et du développement durable en favorisant leurs échanges et en établissant des liens avec les organismes internationaux.  Finance

Alliance for Sustainable Trade (FAST)

En tant qu’organisation internationale, sans but lucratif et dédiée à ses membres, FAST représente les institutions financières et les producteurs engagés à amener des produits « fabriqués de manière durable» sur le marché. Les membres incluent des prêteurs commerciaux socialement impliqués et des institutions de crédit alternatives, des organisations de producteurs de Petites et Moyennes Entreprises Durables (PMED), des institutions de développement et d’autres acteurs de la chaîne d’approvisionnement agricole.  Associations internationales et réseaux de grandes villes impliquées dans la conservation de

la Biodiversité

 Cités et Gouvernements Locaux Unis Conseil International pour les Initiatives Écologiques Locales (en anglais) World Mayors Council on Climate Change - WMCCC Metropolis International

Union for Nature Conservation’s (IUCN) Countdown 2010

 

ÉCONOMIE, ÉCOSYSTÈMES ET DIVERSITÉ BIOLOGIQUE

Lundi 20 juillet 2009

Qu’est ce que TEEB ? 

Lors d’une réunion des ministres de l’environnement du G8+5 tenue à Potsdam en

mars 2007, les ministres ont reconnu qu’il était important d’examiner la valeur

économique de la biodiversité et les conséquences économiques de la perte

constante de biodiversité.  En réponse aux discussions de Potsdam, le ministre Sigmar Gabriel et le

commissaire européen Stavros Dimas ont lancé une initiative sur l’Economie des écosystèmes et de la biodiversité - The Economics of Ecosystems and Biodiversity (TEEB). M. Pavan Sukhdev, directeur à la Deutsche Bank, a été invité à diriger ces travaux.

Quelle est la nature du problème ? 

La nature apporte aux sociétés humaines une grande variété de bienfaits :

nourriture, fibres, carburants, eau propre, sols sains, protection contre les

inondations, protection contre l’érosion des sols, médicaments, stockage du

carbone (important dans la lutte contre le changement climatique) et davantage

encore. Alors même que notre bien-être est entièrement dépendant de ces

“services écosystémiques”, ce sont principalement des biens publics qui n’ont ni

marchés ni prix, de sorte qu’ils sont souvent ignorés par la boussole économique

que nous utilisons actuellement. De ce fait, sous l’impact des pressions liées

notamment à la croissance de la population, à l’évolution des pratiques

alimentaires, à l’urbanisation et au changement climatique, la biodiversité est

en déclin, nos écosystèmes sont constamment dégradés et, en retour, nous en

subissons les conséquences.

Le déclin de la biodiversité et de nos écosystèmes 

Le rapport présenté aujourd’hui montre que si nous n’adoptons pas les politiques

appropriées, le déclin actuel de la biodiversité et la perte de services rendus

par les écosystèmes vont se poursuivre et dans certains cas vont même

s’accélérer. Certains écosystèmes sont susceptibles de souffrir de dommages

irréparables. Dans un scénario inchangé, d’ici 2050 nous devrons subir de graves

conséquences :

une diminution de 11% des zones naturelles restantes en 2000 est à craindre,

principalement en raison de la conversion de ces terres à l’agriculture, du

développement des infrastructures et du changement climatique ;

près de 40% des terres actuellement exploitées par des formes d’agriculture peu

intensive pourraient être converties en terres d’agriculture intensive, ce qui

entraînerait des pertes supplémentaires de biodiversité ;

60% des récifs coralliens risquent de disparaître dès 2030 du fait de la pêche,

de la pollution, des maladies, des espèces allogènes envahissantes et du

blanchissement des coraux lié au changement climatique.

Les tendances observées actuellement sur terre et dans les océans montrent les

graves dangers que représente la perte de biodiversité pour la santé et le

bien-être de l’humanité. Le changement climatique ne fait qu’exacerber ce

problème. Et, une fois de plus, comme pour le changement climatique, ce sont les

pauvres de la planète qui sont les plus menacés par une dégradation constante de

la biodiversité. En effet, ce sont eux qui dépendent le plus des services rendus

par les écosystèmes, services qui sont sous-estimés par des analyses économiques

défectueuses et des politiques mal avisées. (L’article de Benoît Limoges dans Le naturaliste canadien, vol. 133, numéro 2, été 2009, pages 15 à 19, étend les services écologiques aux aspects plus subtils du bien-être humain » : développement du système immunitaire, développement psychosocial, développement de la force, de l’équilibre et de la coordination mais aussi aux bénéfices socioculturels et à l’expérience spirituelle)).  La protection de la biodiversité et les questions d’équité et d’éthique.

La pauvreté et la perte de biodiversité sont inextricablement liées : les

bénéficiaires immédiats de la majeure partie des services rendus par les

écosystèmes et la biodiversité sont principalement les pauvres. Les activités

les plus touchées sont l’agriculture de subsistance, l’élevage, la pêche et

l’exploitation forestière informelle, dont dépendent la plupart des pauvres du

monde entier. On estime généralement que les pertes annuelles de biodiversité et

d’écosystèmes représentent, en termes de bien-être, l’équivalent d’un faible

pourcentage du PIB. Si toutefois nous les traduisons en termes humains, sur la

base du principe d’équité, l’argument en faveur de la réduction de ces pertes

prend beaucoup plus de poids. Les choix éthiques sont si profondément enracinés

dans les fondements de nos modèles économiques que nous n’en sommes plus

conscients. Cependant, si l’on prend l’exemple parlant des taux d’actualisation,

un taux de 4% (les taux d’actualisation sont le plus souvent compris entre 3 et

5%) signifie que nous estimons que la valeur d’un service de la nature pour nos

petits-enfants (d’ici 50 ans) équivaut à un septième de l’utilité que nous-mêmes

en retirons - ce qui est difficile à défendre d’un point de vue éthique.

Intégrer la véritable valeur de la biodiversité et des services rendus par les

écosystèmes dans la détermination des politiques constitue l’objectif ultime des

travaux menés par Pavan Sukhdev et son équipe. Cela met en jeu des choix

éthiques, notamment entre les générations présentes et futures et entre des

groupes de population de différentes parties du monde.

Quel est le coût économique de la perte de biodiversité et des services renduspar les écosystèmes ? 

Toutes les valeurs de la biodiversité ne peuvent pas être mesurées en termes

économiques. Pour de nombreuses personnes, la nature a une valeur intrinsèque

qui n’est pas liée à son utilité pour les êtres humains. Par ailleurs, une

partie seulement de l’ensemble des bienfaits issus de la biodiversité et les

écosystèmes peut être évaluée, en raison des limites actuelles à notre

compréhension des fonctions écologiques ainsi que des limites de nos outils

économiques. En général, les valeurs estimées provenant des études de cas ne

prennent en compte que certains bénéfices. De plus, il n’y a pas encore de

données disponibles ni d’études d’évaluation économique menées pour tous les

types d’écosystèmes – par exemple, les écosystèmes marins sont moins bien connus

que les écosystèmes terrestres. C’est pourquoi il faut garder à l’esprit que les

estimations de la valeur économique de la biodiversité et des services rendus

par les écosystèmes sont sujettes à beaucoup d’incertitudes et qu’elles tendent

à sous-estimer la réalité. Cependant, l’évaluation économique est une approche

utile pour mesurer la contribution de la biodiversité et des services écosystémiques à la qualité de la vie et pour mieux comprendre les choix qui existent entre différentes possibilités d’utilisation des écosystèmes. On dispose maintenant d’une grande quantité de données sur les valeurs de marché ou hors marché que représentent pour les êtres humains un certain nombre de bénéfices liés à la biodiversité et aux écosystèmes, et donc des coûts associés à leur perte.

Le rapport présenté aujourd’hui met en lumière les résultats d’une analyse préliminaire des coûts de la perte de biodiversité et des services écosystémiques liés aux forêts. Dans les premières années de la période 2000-2050, cette analyse estime que la perte annuelle de services des écosystèmes forestiers équivaut à près de 28 milliards d’euros par an, et cette valeur augmente au cours du temps jusqu’en 2050 (il convient de noter qu’une

part importante des bénéfices correspondants n’est pas actuellement intégrée

dans la mesure du PIB). Les pertes de capital naturel ne sont pas seulement

ressenties l’année où elles se produisent car le flux de services est réduit

pour toutes les années suivantes. En prenant en compte ces pertes futures, la

valeur actualisée des services des écosystèmes forestiers perdus chaque année

pourrait être comprise entre 1 350 et 3 100 milliards d’euros, pour des taux

d’actualisation de 4% et 1% respectivement. Comme il a été indiqué, il s’agit

d’une estimation prudente : elle est partielle, dans la mesure où elle ne couvre

pas la totalité des services ; certains effets négatifs de ces pertes sur la croissance du PIB ne sont pas pleinement pris en compte ; enfin, cette estimation ne tient pas compte des non-linéarités et des effets de seuil dans le fonctionnement des écosystèmes. Ces premiers résultats suggèrent toutefois que les impacts socio-économiques de la perte de biodiversité peuvent être considérables. Des travaux supplémentaires seront nécessaires durant

la Phase II de l’étude pour mener une évaluation à grande échelle des coûts associés aux pertes des principaux types d’écosystèmes de la planète et pour comparer ces coûts avec ceux de politiques destinées à mieux protéger la biodiversité et les écosystèmes.

 

Yves ALAVO

Le Film L’ABSENCE DE MAMA KEITA À VOIR ABSOLUMENT

Vendredi 24 avril 2009

 

Vendredi 24 avril au Cinéma Beaubien, 2396 rue Beaubien Est, passe à 20 h 30, salle 2, dans la cadre du Festival Vues d’Afrique-PANAFRICA INTERNATIONAL, le film L’ABSENCE  du réalisateur et auteur MAMA KEITA. 

 

Allez vite le voir.  C’est le film a remporté le Premier Prix pour la qualité exceptionnelle du scénario au FESPACO (Ouagadougou 2009).  En 81 minutes, vous allez vivre, avec les photos les plus expressives, une situation riche en actions et en questions grâce aux personnages d’une humanité forte.  Nous sommes captivés de la première à la dernière minute.   Nous sommes conquis par la psychologie des êtres qui partagent leurs angoisses, des personnes qui livrent leurs aspirations les plus intimes, qui vivent avec nous leur quête d’amour, leur besoin de reconnaissance, leur soif de communication et leur volonté d’affirmation de leur totalité existentielle.  Plus qu’un appel à celles et à ceux qui choisissent l’exil et l’apport de talents remarquables aux économies, aux sociétés et aux institutions des pays (du Nord) où ils créent et où ils  développent un savoir faire et des vertus humaines au détriment des pays d’origine (du Sud) où elles et ils sont nés, ce film nous présente un portrait cru et sans complaisance de cet état de réalité complexe et multidimensionnelle.

 

Mama Keita met à notre disposition une oeuvre d’une qualité scénique exquise et sophistiquée, un film construit avec une maîtrise dosée et intelligente de la durée, avec une connaissance précise des ressorts et des moteurs de la vie sociale, de la dynamique politique et des profondeurs spirituelles des humains.  L’auteur et scénariste de génie organise un univers, lui insuffle une énergie faite de la tension qui jaillit des caractères de chaque personnage dans l’interaction dans laquelle il a décidé de les mouvoir.

 

Direction d’acteurs supérieure, thématiques harmonisées et une mise en scène méticuleuse.  Chaque segment du film est scruté, chaque effet spatial est calibré en fonction d’une trame que Mama Keita place avec l’agilité et l’assurance que des années de travail lui ont donné.  Il a mis à l’épreuve un capital d’écoute et son immense puissance d’adaptation et de compréhension des tissus qui font les humains dans leur complexité; cela lui vaut de réussir là où une poignée de grands de l’art cinématographique accèdent : la création d’un monde authentique et crédible.

 

Yves Alavo

 

 

MAMA KEITA

Notes biographiques sommaires

 

Né à Dakar en 1956.

Réalisateur vietnamo guinéen, Mama Keïta possède la double nationalité franco-guinéenne. Après des études de droit à l’Université de Paris I, il devient scénariste.  Il débute sa carrière de réalisateur en 1981 et tourne 5 court métrages puis, en 1990 Ragazzi et Le 11ème commandement en 1997.

En 1998, il réalise le documentaire David Achkar, une étoile filante, un hommage à son ami réalisateur mêlant archives, textes et photos.  Son dernier film, Le fleuve, est né d’un projet originel de David Achkar.  En 1998, David Achkar qui s’apprêtait à tourner Le Fleuve, meurt d’une leucémie. Il fait promettre à son ami, Mama Keïta de faire ce film à sa place. Le cinéaste qui ne connaît pas l’Afrique de l’intérieur et doit s’approprier le film de David Achkar et le faire sien. Il entame alors un voyage initiatique de Dakar à Conakry.

Le Fleuve, son long-métrage réalisé en 2002, reçoit le Prix de la Presse au Festival du film de Paris, 2003.

Il signe Le Sourire du Serpent, réalisé en 2006, en compétition au FESPACO 2007.

En 2009, il sort L’ABSENCE sélectionné au Festival de Rotterdam (Hollande) et dans la compétition officielle du Fespaco 2009 (Burkina Faso) où il remporte le Prix du scénario.

 

 Une critique de TOUKI MONTRÉAL

Dakar, de nos jours. Un taxi jaune et noir se gare dans une cour. En descend un jeune homme, muni pour seul bagage d’une valise. Il sonne à une porte de jardin. Adama, polytechnicien de formation rentre chez lui, après 15 ans d’études passés en France…

L’absence, c’est celle d’Adama aux siens : sa grand-mère, sa cadette Aïcha, son ami d’enfance Djibril. 15 ans de silence, de quasi-indifférence puis ce retour fêté dans la joie de la grand-mère et les larmes d’Aïcha. Or, très vite, la présence d’ Adama dans la maison met à jour l’état de décomposition dans lequel se trouve la famille Diop. A l’image d’ Aïcha qui se prostitue par dépit et par colère envers elle-même, la famille se désagrège, et Adama se sent pour la première fois de sa vie impuissant.

Tout comme cette sœur qu’il lui est devenu impossible d’aider, il y a son pays, le Sénégal, auquel il manque cruellement. « Tu es au premières loges pour assister à l’agonie de tout un peuple, le tien », lui crie son ancien professeur avant de le congédier, car Adama vient de lui avouer qu’il ne resterait pas travailler au pays. Des dialogues âpres, durs mais riches de sens pour dénoncer le phénomène de la fuite des cerveaux.

Des rues mal famées de Dakar aux scènes de violence à la maison, dans des clubs ou des chambres d’hôtel, L’absence, par son jeu d’acteurs et ses dialogues crus, est un film qui nous empoigne et nous oblige à faire face à des réalités qu’on aimerait bien pouvoir ne pas voir.  

Au fond, pour Adama, son pays et sa sœur Aïcha relèvent d’une même quête. Il lui faut porter secours à l’un et à l’autre mais sa marge de manœuvre n’est pas bien grande. Tel un héros des tragédies grecques faisant face à des forces qui le dépassent, Adama subira alors un choix qui n’est pas sien.

 

L’Absence de Mama Keïta

Prix du meilleur scénario, Fespaco 2009